DAVOS 27 janvier 2009
Sarkozy veut réformer le capitalisme financier et
remettre le capitalisme au service de l’homme.

Invité à faire le discours d’ouverture au 40 ième Forum économique mondial qui se tenait à Davos en SUISSE, sur le capitalisme post-crise, N. SARKOZY a enfourché un thème qu’il a déjà abordé ( discours de Toulon septembre 2008), celui de la moralisation du capitalisme “dénaturé par le capitalisme financier “.
Haro sur les banquiers spéculateurs, devant le gotha mondial de la politique et des affaires N. SARKOZY n’hésite pas à faire la leçon : ” le métier de banquier n’est pas de spéculer (…), c’est de financer le développement de l’économie». Il fustige “ la crise du capitalisme de la mondialisation qui a engendré un monde où tout était donné au capitalisme financier, presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur». Il s’en prend , tel un gauchiste soixant’huitard qu’il n’est pas, aux profits excessifs , à la monnaie qui dérappe, aux normes comptables et autres indicateurs de richesse qui occultent “la dureté de vie des citoyens”
La perspective d’une ” réforme du système monétaire international” l’anime et il prend date lorsqu’en 2011 la France présidera le G8 et le G20: il manifeste son mécontentement de voir cette nouvelle gouvernance économique mondiale ne pas tenir ses promesses notamment celles du sommet de Pittsburgh de septembre 2009. ” C’est bien de prendre des décisions, encore faut-il qu’elles soient mises en oeuvre .” et d’expliquer ” si trop de règles tue le dynamisme, l’absence de règles tue le capitalisme” La régulation est urgente et il est d’accord sur ce point avec le Président OBAMA .
D’ici là, point de propositions concrètes mais il aurait tort de ne pas s’inspirer du petit livre orange du MODEM que François BAYROU lui a sans doute offert à l’occasion de son anniversaire . On ne peut pas expliquer autrement le fait que Nicolas SARKOZY reprenne la ligne politique du chef du MOUVEMENT DEMOCRATE et son projet humaniste .
” Comment remettre l’économie au service de l’homme ? s’est exclamé le Président SARKOZY à Davos ,et il poursuit : “ c’est la question du XXI siècle” , c’est d’ailleurs la question que François BAYROU a posé bien avant lui en y apportant des réponses concrètes et prés de 216 propositions élaborées et discutées en Congrès avec les militants.
SARKOZY si prompt à critiquer les droitsdelhommistes, serait -il converti à l’humanisme bayrouiste citoyen . On pourrait facilement le croire à entendre le chef de l’Etat après sa diatribe sur les banquiers et leurs excès, conclure aux vertus de la citoyenneté . Ecoutons le :
“le citoyen n’est pas une catégorie à part …c’est chacun d’entre nous…la citoyenneté semblait se dissoudre dans le marché mondial La citoyenneté s’est ressourcée dans l’épreuve de la crise . Peut- être que ce citoyen plus lucide , plus réaliste, plus exigeant, nous conduira à nous sentir plus heureux de ce que nous sommes »
Ce n’est plus de l’ouverture c’est du pillage intellectuel.
Le sourire malicieux et l’air menaçant, Nicolas SARKOZY prévient l’assistance composée pour l’essentiel de patrons de multinationales et responsables d’établissements financiers “le monde de demain devra compter avec les citoyens “
Que veut-il dire ?
Serait-il prêt à lancer un mouvement de boycott des banques si celles-ci n’obtempéraient pas à l’injonction d’ une nécessaire régulation, seule capable de sauver le capitalisme ?
On peut toujours rêver .
ICI le site de l’Elysée où on retrouvera la vidéo et le discours intégral … à vous de juger, sur le fond tout y est pour alimenter un débat sur la question récurrente du politique et de haute finance au service des interets privés.
Comments(0)



