'monde pauvreté'

A partir des rêveries d’une autre culture
de consommation

Source : Article intitulé « Libérons nous de l’hyperconsommation » de Amitaï ETZIONI, dans le numéro spécial de Courrier international :Changer de modèle face à la crise 4ieme trimestre 2009.

Selon le sociologue américain  Amitaï ETZIONI, directeur de l’Institut d’étude des politiques communautariennes, le processus d’un changement de mentalité est en marche dans la société de l’hyperconsommation.

J’aurais tendance à vouloir le croire, il était donc impératif d’examiner son argumentation et questionner les déterminismes qui nous façonnent.

Pour les individus, quels sont les avantages à tirer d’autres formes d’accomplissement que la consommation ? Et pour les sociétés, la résistance au consumérisme ambiant au profit d’autres principes organisateurs, en rendrait –t-elle les membres  plus heureux ?

Il est vrai que la « consommation obsessionnelle » ou « la boulimie de consommation » qui agite nos  sociétés opulentes signe davantage une maladie sociale qu’un bien être des gens.

Certes les sociétés ne changent pas de direction du jour au lendemain, l’autre monde possible, comme la crise actuelle nous y fait penser,  en dehors de l’hyperconsommation, prendra du temps, le temps que mettront les individus à repenser leur bien vivre, à se libérer de la fièvre acheteuse qui les détermine via les messages publicitaires. Mais paraît-il le temps nous est compté. La planète n’est pas en très bon état et l’humanité non plus, elle « croît »toujours mais évidemment ce n’est pas à Dieu que l’on pense.

Il se pourrait bien qu’il n’y ait  pas de corrélation dans les pays riches (où le revenu annuel moyen par habitant est fixé autour de 20 000 $, environ le Smic en France) entre l’augmentation des revenus et le bonheur de la population, c’est en tout cas l’opinion avancé par ETZIONI, qui en conclut que nous avons besoin d’une autre culture qui célèbre l’épanouissement de l’homme autrement qu’à travers des achats et une vie consacrée à gagner plus pour consommer plus.

A-il raison de l’affirmer ?

ETZIONI a constate d’abord que les retraités qui ont sacrifié au cours de leur vie active  au modèle américain du développement économique capitaliste, qui ont obéi aux diktats des marchés, à savoir consommer toujours plus, pour produire toujours plus et travailler toujours plus, qui ont assuré ainsi la sécurité de leurs vieux jours, se détournent des pratiques de l’hyper consommation et en viennent de plus en plus à pratiquer des activités  différentes, plus simples sinon plus satisfaisantes ( activités artistiques, activités de bénévolat d’aide, reprise des études). ETZIONI qualifie ces activités qui mobilisent davantage des compétences sociales, du temps ou de l’énergie, d’ « activités communautariennes »

Il mise ensuite sur ce qu’il appelle « le mégalogue moral », c’est à dire un processus de dialogue de masse qui porte sur ce qui est juste,  qui donne à voir à un moment donné une autre légitimité de comportement, hier le droits des femmes, aujourd’hui le mariage gay, demain une autre culture de consommation, et émet des vœux de voir se répandre le processus de changement souhaité.

Il semble donc s’en remettre à ce qu’on appelle communément l’évolution des mœurs, et la crise actuelle serait l’occasion d’expérimenter une autre façon de consommer. Somme toute, il s’agirait de faire confiance au système et aux facultés d’adaptation de l’homme et là je coince…

Ces rêveries à elles seules n’auront pas raison, à mon avis, de l’emprise du Marché, elles ne feront que rendre vivable le Marché, c’est dire que  l’analyse de Amitaî ETZIONI ne me satisfait pas, la désaliénation de l’homme hyper consommateur ne va pas de soi. Il est fort à parier qu’il faille de la poudre de perlin pimpin politique  pour faire avancer les choses, et c’est là mon pote démocrate que tu interviens ( sourire), tu pourrais donc commencer à te préparer à assiéger la forteresse consommation, avec le seul moyen dont tu disposes, le droit et le non droit., la protection du consommateur et le boycott des produits superflus ou nuisibles.

Cet article est publié dans mon blog politique perso   http://christian.nannini.free.fr/ ou MOnpostDEMocrate.eu

Sortie de crise : pour qui sonne le glas ?

Sortie de crise , pour qui sonne le glas ? Article Inspiré de la lecture du Monde du 23/07/09

Au moment de la publication je m’aperçois que le blog de la redaction a sorti un article de même inspiration “bonus et bouche cousue” a comparer donc

Les résultats des banques américaines publiés en juillet 2009 sont excellents , leurs bénéfices ont augmenté : 2,7 milliards de $ pour JPMorgan Chase, 3,2 milliards pour Bank of América, 3,4 milliards pour Goldman Sachs , 4,3 milliards pour Citigroup.

Tranquille la Banque Goldman Sachs est en train de provisionner, pour 2009, 20 milliards de bonus garantis , en récompense des banksters et leurs prises de risques toujours d’actualité , qui nous ont conduit à la crise actuelle. ( 20 Milliards de $ soit l’enveloppe contre la faim dans le monde décidée par le G8 les pays les plus riches du monde ) De qui se moque-t-on ?

Aux Etats Unis, la sacro sainte « american way of live » a pris du plomb dans les ailes, les contribuables qui ont payé la note du sauvetage des banques banqueroutières , continuent à en payer le prix par une augmentation du chômage sans précédent ( 9,5% en juin 2009) et des expulsions de logements tous azimuts .

Pour Barak OBAMA aucune « leçon » ne semble avoir été tirée de la crise par les gens de Wall Street , en revanche on peut en tirer une à sa place «  Au pays de l’oncle Sam , la cupidité est insensible à la misère ».

Du coté des européens et de la France , c’est franchement la colère une colère unanime : les Jean Claude TRICHET, président de la Banque Centrale Européenne ( BCE), Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France , Ariane OBOLENSKI, directrice générale de la Fédération bancaire française, Christine LAGARDE , ministre de l’Economie l’ont mauvaise et le font savoir à titre préventif diraient les mauvais esprits .

Ils hurlent au scandale contre les banques américaines , celles qui ont été aidées et qui ne sont soumises à aucune réciprocité ou contrepartie , celles qui refusent de jouer le jeu de la régulation d’un monde financier devenu fou, celles qui , comme la banque d’affaires Goldman Sachs s’apprêtent à revenir aux rémunérations excessives , et spéculent sur l’argent public , celui qui à servir au sauvetage ou renflouement des banques par l’Etat fédéral à hauteur de 7OO milliards de dollars , soit 35 fois la somme allouée par le G 8 à la lutte contre la faim ans le monde.

Pour bon nombre d’économistes parmi lesquels Paul JORION (ici le blog) c’est de l’inconscience , ou de la provocation , en tout cas une honte absolue… et cela va finir mal . La question reste toujours la même Pour qui ?

http://christian.nannini.free.fr/ ou http://www.monpostdemocrate.eu

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