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PRECIS DE DÉCOMPOSITION AVANCÉE… À L’USAGE DU MODEM

puzzleLe MoDem est aujourd’hui en état de décomposition. Une décomposition qui laisse apparaître l’absence totale de squelette.  Beaucoup de chairs, de rondeurs, de muscles, de discours lumineux,  ont créé l’illusion de la force, et ont donné de la matière à un espoir légitime. Le « ni droite ni gauche », le « faire de la politique autrement », « la troisième voie »« l’alternative à l’alternance », « le projet humaniste », autant de promesses d’une naissance et autant de formules qui, en faisant office d’attracteurs des désespoirs en politique, ont caché jusqu’ici lesconfusions qui ont présidé à la constitution du MoDem.

1. La première confusion, fondatrice de toutes les autres :

Si l’on s’en tient aux faits et à leur enchaînement, peut-on dire que la naissance du MoDem est véritablement une naissance ou bien que ce parti serait issu d’une sorte de mue, de transformation ? Du même (UDF), travesti en différent (MoDem) ou du différent  ayant du mal à se différencier du même ?

- Un changement sans nom : le Centre devient le Centre

Un peu avant les présidentielles de 2007, l’UDF semble se transformer de l’intérieur. On peut dater les signes de cette transformation du Congrès de 2006 au cours duquel l’UDF s’est déclarée parti libre et indépendant (de l’UMP de Sarkozy). En général, ce type d’évolution correspondant à une affirmation d’identité et n’exige pas une rupture ; elle se produit naturellement  par crises légères, et en  débouchant sur des étapes d’intégration. Dans ce cas il ne s’agit pas, en effet, de changer fondamentalement les contenus politiques mais de les adapter aux  nouvelles réalités.

Ainsi en 2006, l’UDF utilise les dispositifs organisationnels (congrès, vote…) dont dispose toute institution pour marquer un pas décisif en restaurant l’idée d’un Centre existant en soi.

Cette revendication d’indépendance, si elle avait pu donner au mot « centre » un contenu plus substantiel que celui de « ni droite, ni gauche », aurait peut être mérité d’être appuyée par un changement de nom. A moins qu’il ne se soit agi alors, que de se démarquer de l’UMP pour permettre à Mr Bayrou de se présenter face à Sarkozy lors des  présidentielles ?

-       2007 la révélation

Aux présidentielles de 2007, Mr Bayrou fait un score dépassant largement les voix traditionnelles de l’UDF (7 millions d’électeurs), la division de la gauche, l’absence de consensus  autour de  Ségolène Royal, n’étant pas étrangères aux résultats. Quoiqu’il en soit, Mr Bayrou se trouve investi par des voix venant de la gauche, du centre, de la droite…, intéressées par la proposition d’une « troisième voie ». Bref de quoi rêver à un grand rassemblement.

-       Rassembler pour régner

Ces résultats encourageants conduisent Mr Bayrou à envisager la création d’un nouveau parti.

Pour cela, il devient nécessaire d’enterrer rituellement l’UDF (traditionnellement marqué à droite), ce qui fut fait au dernier Congrès UDF de novembre 2007, pour fonder un nouveau parti, ce qui fut fait au congres fondateur de Villepinte en Décembre 2007, qui prenait acte de sa nouvelle composition : les anciens UDF, les adhérents de CAP 21, et les adhérents pré-Modem (ceux qui étaient pro-Bayrou et pas UDF avant les présidentielles).

Il arrive alors quelque chose d’étrange à l’UDF : elle garde son nom tout en disparaissant, elle reste centre droit tout en devenant « pluri-idéologique », elle ne change pas tout en changeant. A moins de supposer que les nouvelles alliances avec les écologistes ou les militants venant de la Gauche, ne changent rien à l’identité UDF, auquel cas on peut dire alors qu’elle change tout en ne changeant pas. Et encore un peu de confusion !!!

Le mouvement que fait alors l’UDF ressemble à un changement de cap même si l’on peut se demander si par ce mouvement l’UDF se transforme ou bien si elle meurt ?

Ou bien est ce que F BAYROU, adepte secret de la pensée chinoise, pensait qu’en changeant le nom il changerait la chose, que le nom ferait unité, et qu’en décrétant le « mouvement » (« Mouvement Démocrate »), il pourrait l’instaurer ?

On peut essayer de puiser des éléments de réponse dans l’analyse institutionnelle. Selon les statuts du MoDem, l’UDF au même titre que CAP21 devient membre fondateur du MoDem : Didier BARIANI en 2007 affirme : «  je reste à l’UDF qui crée le MoDem » Itélé 12 juin 2007). Or, en créant le MoDem, l’UDF perd toute identité séparée puisqu’elle cesse de fonctionner en tant que telle et devient ainsi une coquille vide. Ce n’est pas le cas de CAP21, qui reste une entité à part entière, qui continue congrès et réunions, conserve une autonomie financière et programmatique séparés, et peut trois ans après le congrès fondateur, sortir du MODEM si elle le décide.

Dans cette situation, comment l’UDF et ce qu’elle représente, peut-elle en même temps être morte et vivante à la fois?

(… bon… d’accord… le chat de Schrödinger aussi !  et pour en rire )

Poursuivons :

Comment l’UDF peut-elle ne plus exister en soi et être en même temps un membre fondateur du Modem. Dans cette logique, comme le proposent les statuts du MoDem, les adhérents de l’UDF (et de Cap 21, lui aussi membre fondateur), sauf s’ils en manifestent le désaccord, sont membres du Modem ipso facto, sauf que les CAP21 restent également à CAP21 alors que les UDF deviennent des fantômes.

Il y a comme un flottement institutionnel !!!

Et personne n’a évidemment la naïveté de penser que tout ceci n’a rien avoir avec les aspects financiers…

Aujourd’hui Didier Bariani, figure historique de l’UDF, vient de quitter le MoDem . Avant lui bon nombre d’élus UDF avaient déjà franchi le pas, soit en intégrant l’UMP, soit en créant un Nouveau Centre, inféodé au parti du Président et en revendiquant la marque UDF.

- Magie de l’engagement

Ainsi par un tour de passe exemplaire, illustrant parfaitement le « comment changer sans changer », les adhérents UDF se retrouvent MoDem. Et, même si le vote des adhérents UDF a bien crédité cette modification en 2006, il semble que l’acte de création d’un parti aurait mérité que les adhérents s’engagent individuellement dans la plus grande clarté en notifiant ainsi le changement de ligne politique et leur adhésion à cette réorientation. On attend en effet d’un engagement politique qu’il ne fonctionne pas sur le modèle de ces contrats commerciaux d’adhésion qui misent sur le fait que les consommateurs n’auront pas les réflexes ou la détermination pour s’opposer au renouvellement « tacite ».

-       Se séparer ou mourir

Il n’y a pas d’identité ou de différenciation sans séparation. Les organisations humaines ont besoin de rituels pour sortir des confusions et permettre les passages d’un état à un autre. Ainsi le processus de la création du MoDem aurait d’évidence gagné en transparence si Mr Bayrou avait :

  • soit permis la clôture institutionnelle de l’UDF,
  • soit quitté l’UDF, pour fonder un nouveau parti
  • soit appelé à une adhésion individuelle et volontaire des anciens membres de l’UDF au MoDem.

Seraient alors devenus adhérents du MoDem ceux qui acceptaient l’exercice conscient de ce changement ou ceux qui voyaient là un espoir de changement.

-       Identité zéro

Aujourd’hui se retrouvent au sein du MoDem ceux qui continuent à se penser UDF (se sentant bien entendu légitimés par l’histoire de leur appartenance à la droite républicaine) et ceux qui pensaient débarquer sur une plage vierge et inventer le « ni droite ni gauche » : il y a donc ceux qui « continuent »… et ceux qui « commencent »…

On pourrait - pourquoi pas ?-  accepter que les  lignes politiques s’éclaircissent au fur et à mesure, et que cette séparation (entre ceux qui se reconnaissent dans le MoDem ou pas) se fasse en s’appuyant sur la ligne politique identitaire que ce parti construit. Elle aurait ainsi permis de réparer les confusions du départ pour que chacun puisse décider alors de partir ou de rester.

Mais c’est loin d’être le cas parce que, à ce jour, en interne comme en externe nul ne saurait dire vraiment en quoi on fait ici de la politique autrement et où sont visibles les choix qui constituent l’identité de ce parti. Nous en arrivons donc à une situation dans laquelle on ne sait pas bien quel sens politique donner au fait d’appartenir à ce parti.

-       Retour case départ :

Un rassemblement n’est pas un empilement car il demande un véritable travail de dépassement et de création ; l’intérêt du patchwork c’est l’harmonie finale…

A ce jour, la composition du MoDem se décompose : le lien avec Cap 21 s’étire dangereusement, Bayrou allant du coup chercher des couleurs écologistes du côté d’Alliance Ecologiste Indépendante ou d’un Bennhamias redevenant « vert ». Les UDF purs et durs sont déjà partis vers le Nouveau Centre, ou plus loin encore vers la droite, et ceux qui restent comptent bien ne pas laisser s’installer les nouveaux adhérents qui tirent vers la gauche. Bref quand les MoDem se rencontrent ils se demandent d’abord (n’en déplaise à Mr Bayrou) s’ils sont MoDem de droite ou MoDem de gauche, anciens UDF ou nouveaux centristes… !!!!

Le MoDem est-il donc en train de redevenir l’UDF ? N’est ce pas la logique du  processus institutionnel qui a présidé à la naissance du MoDem qui a permis une confusion majeure : s’agissait-il d’une transformation de l’UDF  ou d’un changement annonçant sa mort ? Est ce que Mr Bayrou a simplement voulu accrocher quelques wagons supplémentaires à l’UDF ou bien est ce qu’il a invité tout le monde à monter dans un nouveau train ? Il n’est pas sûr que les adhérents MoDem puissent répondre à cette question. On entend revenir en ces « temps difficiles », dans les discours de Mr Bayrou, les mots « centre, centristes » : est ce un signe ?

2. Deuxième confusion: inventaire des promesses.

Si le processus de naissance du MoDem laisse place à de réelles confusions que son fonctionnement interne n’a toujours pas permis de dépasser, il n’en est guère mieux de son argumentaire de ralliement, constitué essentiellement d’un dépassement de la bipolarité gauche-droite et d’un renouveau de la démocratie. Et nous voici au seuil de la deuxième confusion qui a présidé à la définition du MoDem.

- Nouvel horizon : l’impasse.

« La troisième voie », le « ni droite, ni gauche », sont les slogans qui ont servi de bannière au Mouvement démocrate  et entrainé dans leur sillage la masse de ceux qui en avaient assez de la vie politique française, ou de ceux qui voulaient croire à de nouvelles voies. Je laisse de côté ceux qui pensaient qu’un nouveau parti était l’occasion de se saisir de nouveaux mandats ou ceux qui pensaient que Mr Bayrou  faisait juste « comme si » et qu’au fond rien n’allait vraiment changer dans l’UDF, à part le nom ( pas chinois ceux là !).

Pour ceux qui  croyaient vraiment aux annonces de ralliement, ce « ni droite ni gauche » constituait aussi la possibilité que les adhérents venant des trois horizons (UDF, CAP21 et pré modem) puissent travailler ensemble. Le constat aujourd’hui, au compte des démissions en chaîne, est que cette rencontre du « troisième type » n’a pas encore eu lieu. Et que rien de nouveau n’a été créé, ni écologie, ni démocratie,  rien de plus que ce que la notion de « centre » évoquait déjà pour tous.

- Partis ou politique

Pourquoi donc ce slogan « ni droite, ni gauche », qui a enthousiasmé autant de gens, s’est-il montré aussi stérile ?

La source de la confusion me semble se tenir dans le fait de n’avoir marqué aucune différence entre les idéologies Droite / Gauche et les organisations UMP/ PS ou partis de droite et partis de gauche.

Est ce que ce sont les (dys)fonctionnements des partis ou les idéologies droite gauche qui étaient en question ?

Les abstentions lors des élections européennes, ont montré et démontré à ceux qui veulent bien voir, que ce que le « peuple » (un bien joli mot) ne supporte plus c’est que les partis politiques soient si loin des réalités quotidiennes (problème de la représentativité : « Les multiples dysfonctionnements du système représentatif sautent aux yeux de tous les citoyens… alimentant une atmosphère de désenchantement » (Pierre Rosanvallon : Réinventer la démocratie. Paru dans le quotidien Le Monde 29/04/2009)). Il semble que plus on veuille séduire le peuple par des stratégies électoralistes et plus il s’éloigne de l’exercice de la démocratie et de l’urne.

Les partis politiques, par ailleurs,  sont les lieux où l’on parle le moins de politique (il vaut mieux pas, ça fâche ! et ça pourrait nous empêcher de faire campagne ensemble). Ils aspirent à devenir de véritables machines de guerre électorales qui tendent à conquérir le pouvoir et à le garder.

Electoralisme, absence de proximité, ont mis à mal la crédibilité des partis politiques sans véritablement entamer les repères que continuent à être les notions de droite et de gauche. Autant il est possible de penser d’autres organisations politiques que le PS ou l’UMP, autant le repérage idéologique droite gauche semble difficile à éliminer.

- Fin des partis ?

Donc, bien au delà de la gauche ou de la droite, ce sont les organisations des partis politiques, et en particulier la place première donnée à la stratégie électoraliste, qui ont, de façon paradoxale, fortement égaré le peuple des électeurs, en les privant de tout sentiment de proximité et en les mettant dans la difficulté de faire des différences entre tous les discours électoraux (« tous pourris, les mêmes… »). Ce sont les fonctionnements de partis qu’il nous appartient donc de questionner à partir de ce constat qu’il faut être « dehors » pour parler librement de politique. Où se trouvent alors les lieux de la démocratie hors les temps de vote ?

- Alternative incontournable

Les  notions de Droite et de Gauche résistent pourtant à ce naufrage annoncé parce que, au delà des partis qui les utilisent comme caractères identitaires, elles représentent un ensemble de valeurs idéologiques repères permettant à chacun, de façon rapide et fonctionnelle, de choisir une des branches de l’alternative essentielle entre le primat de l’économie sur la politique ou bien le primat de la politique sur l’économie.

Dans le cas du primat de l’économie, c’est la loi du marché qui décide, c’est à dire un ensemble de règles et de priorités dont le sens nous échappe de plus en plus. Alors que nous, « citoyens lambdas », n’avons aucun pouvoir sur le « marché », nous sommes priés d’en accepter les responsabilités : dans la crise que nous traversons, ce sont les Etats, c’est à dire nous, qui sommes contraints de renflouer les banques d’affaire qui ont failli. Le peuple, doit consentir, le dos au mur, à se garantir lui même de la récession économique.

Choisir le primat du politique sur l’économique a fondé historiquement les idées de gauche. Aujourd’hui cette direction est la seule qui permette de faire le choix de sortir des lois du marché pour ouvrir sur la question d’une autre croissance, sur la question de l’écologie, sur la question de nos modes de vie : autant d’interrogations tout à fait essentielles dans un débat  démocratique, mais qui ne cessent d’être discréditées par les forces économiques dominantes. Dans l’affirmation de cette volonté politique, il y a la liberté de donner une place  à nos choix concernant nos modes de vie et notre mode de développement, au plan local comme au plan mondial.

Pourquoi donc vouloir inventer autre chose que le passage obligé par ce choix premier gauche ou droite, primat du politique ou primat de l’économique ?

Seule la volonté de fonctionner différemment de ces machines électorales que sont les partis politiques de l’alternance traditionnelle, pouvait conduire à ” faire de la politique autrement ». La troisième voie ce n’est pas alors le « ni droite ni gauche » mais le « pas comme dans les autres partis ». Un pari impossible peut être mais,  la différence à inventer, s’il fallait en inventer une,  se trouvait alors du côté du fonctionnement démocratique, et de la capacité à mettre les gens en marche.

- Démocratie me voilà !

Mr Bayrou ayant mis tous ses talents d’orateur à défendre la démocratie, on aurait pu s’attendre à ce que ce  parti invente enfin une nouvelle façon de faire de la politique dans son fonctionnement propre. Il aurait pu par exemple :

-       Cimenter l’union fondatrice UDF-CAP21 .

-       Se préoccuper de développer une identification plus claire du MODEM dans le paysage politique et proposer une manière de  maitriser la réalité économique du capitalisme mondialisé.

-       Miser sur l’indépendance pour garder la cohérence interne en refusant les  jeux d’alliances à géométrie variable.

-       Reconnaître ses amis en politique, au delà de la droite et de la gauche, à leur volonté démocratique et à leur engagement écologique.

-       Avoir confiance dans l’élan qui avait rassemblé en 2007 les militants venant de courants différents, être attentif aux confrontations locales, favoriser le débat et les processus démocratiques.

Mais pour aller dans ce sens il aurait fallu s’appuyer sur la croyance que la voie démocratique est la seule possibilité de créer du nouveau en politique aujourd’hui.

-       La reforme ou la guerre

Quand à défendre une ligne politique générale s’appuyant sur la démocratie, on n’a pas non plus dans ce parti inventé une troisième voie parce que la seule façon de l’inventer aurait été de promouvoir la démocratie comme force d’appui. « Le petit livre orange », défend une conception réformiste du changement en politique.

Si réformer signifie mettre en route des modifications et améliorations touchant à la société, alors tous les partis peuvent se prétendre réformistes. La différence entre les diverses propositions, devrait se jouer dans le fait d’annoncer quelle est la cible véritable de ces réformes : l’aménagement raisonnable du modèle de développement sociétal existant  ou le mouvement vers un changement de modèle de société ?

Pour changer de modèle on a besoin de la force de la participation active des citoyens, c’est à dire de favoriser une « société démocratique » (Pierre Rosanvallon ; cours du Collège de France 2010) et une démocratie participative, parce que les forces économiques capitalistes auxquelles cette société est confrontée sont puissantes et qu’aucun homme politique n’avancera sur ce chemin sans les citoyens.

-       Républicain ou démocrate ?

Or dans « le petit livre orange », la république (régime garantissant l’égalité de tous en droits et en devoirs) tient lieu de démocratie, celle ci se résumant en ce qui concerne le pouvoir des citoyens au delà des urnes, à ce qu’ils soient « informés » pour devenir plus conscients. Alors que la démocratie c’est l’organisation des débats citoyens et du pouvoir donné à la parole des citoyens au delà des processus électoraux (et la possibilité relève évidemment de la responsabilité des politiques), la transparence et le respect des processus de décisions.

Il semble que pour Mr Bayrou la démocratie soit plutôt représentée par cette devise : « je pense et décide pour le plus grand bien du peuple » : Républicain ? peut être. Plein de bonnes intentions ? sans doute. Démocrate ? sûrement pas !

Donc, pas plus sans doute au MoDem que dans les autres partis, on n’a fait de la politique autrement parce qu’il est clair que ceci se serait fait au détriment dans un premier temps de la sacro sainte stratégie électoraliste.

- La troisième voie : démocratie et écologie

Exercice difficile que celui de la démocratie, consistant peut être à faire d’abord la différence entre contenus et processus.

La démocratie est l‘organisation sociale dans laquelle les responsables politiques créent la possibilité que l’exercice du pouvoir soit sans cesse contrôlé par les citoyens. Le risque d ‘un régime représentatif est qu’il peut aboutir à une pseudo démocratie, le peuple par lassitude et découragement abandonnant peu à peu le pouvoir à quelques uns. La démocratie est donc l’établissement de processus de vigilance et de participation.

On connaît bien entendu l’argumentaire mystificateur consistant à dire que les citoyens ne sont pas capables de faire les bons choix en matière politique. L’expérience montre, en fait,  que plus les citoyens sont impliqués dans les processus de décisions, plus ils s’informent et s’intéressent… et que plus les représentants élus  sont « experts » et éloignés (gouvernement centralisé) et plus les citoyens ont tendance à abandonner l’intérêt pour les affaires de la cité. Ainsi promouvoir la démocratie c’est promouvoir les possibilités de participation aux décisions, ceci constituant le premier volet de cette troisième voie.

Mais  bien entendu la troisième voie, c’est aussi prendre position pour  valider le primat de la politique sur l’économie (caractéristique de  l’identité de la gauche et représentée aujourd’hui également par la pensée écologiste), ce qui signifie accepter de s’engager dans une épreuve de force dans laquelle l’état défendrait une vision de l’homme moins absurde que celle à laquelle nous conduit l’économie capitaliste mondialisée. Ce qui signifie changer de modèle de société. On ne peut sans doute pas attendre, en effet, d’une économie capitaliste qu’elle protège le sens de la vie et s’inquiète des valeurs qui nous gouvernent mais on peut attendre d’un gouvernement élu démocratiquement, qu’il ait une pensée politique soutenant la culture comme caractéristique de l’humain, soutenant l’écologie comme mode de réflexion et d’action quant à notre place dans le monde, plutôt que l’industrie de l’armement comme caractéristique de l’animal en nous, par exemple. Ceci ne peut se faire sans la force politique que constituent les  citoyens.

Il ne s’agit alors pas tant de « droite ou de gauche » mais plutôt de se demander comment les partis de gauche sont restés fidèles à la Gauche ou pas,  la démocratie ne pouvant par définition avoir quoi que ce soit à faire avec la droite qui s’accorde mieux avec toutes les formes d’oligarchie. (Jacques Rancière : La haine de la démocratie)

Qu’un parti de gouvernement de droite ne soit pas fondamentalement démocratique c’est dans sa nature, qu’un parti de gouvernement de gauche soit oublieux de ses forces démocratiques c’est désormais connu, qu’un petit nouveau parti qui s ‘affiche avec l’onction démocrate commence à irriter ses militants par son « déficit démocratique », ça c’est perdu d’avance.

-       J’ai fait un rêve

Ces valeurs, « humanisme, république, démocratie (représentative), justice, écologie »… sont les valeurs traditionnelles de la gauche. Le PS les a sans doute laissées sur le bas côté pendant toutes ces dernières années au nom du « réalisme politico-économique ». Enorme trahison !!!

… Alors, porté par l’élan des présidentielles de 2007, Mr Bayrou aurait pu réinventer une « gauche » démocratique et écologiste… il aurait pu entendre le message écologiste, c’est à dire non pas la défense de la « nature » comme éco système mais une nécessaire révision de ce qui a fait courir l’humanité jusques ici,… il aurait pu promouvoir au sein de son parti une organisation exemplaire de démocratie… il aurait pu …

Mais ne s’agissait-il pas plutôt pour lui de trouver une place présidentiable hors des territoires déjà occupés (gauche et droite)?

A cette question, une réponse est donnée dans l’interview de JL Bennahmias par 20minutes.fr le 25/02/2010. Selon le journaliste, Jean-Luc Bennahmias, vice-président du MoDem, juge ainsi « illusoires » les rêves de démocratie interne de militants «candides». Bennahmias explique en effet : «Le parti est un tremplin pour la présidentielle. Ceux qui pensaient le contraire n’ont rien compris».

Le Non à la droite, Non à la gauche…, slogan de Mr Bayrou, a fait son temps  parce qu’ il ne suffit pas de dire « NON » il faut encore savoir à quoi on dit « OUI » et en quoi ce « oui » était différent de la position centriste qu’il occupait jusques là.  Signe des temps, le mot « centre », revient curieusement dans les discours de Mr Bayrou en ces moments difficiles des pré régionales.

- Conclusion:

Dans le paysage politique actuel, Mr Bayrou est le seul à revendiquer pour son parti une identité démocrate (mais peut être a-t-il une autre idée de la démocratie ?), et une autre façon de faire de la politique : rien d’étonnant à ce qu’il soit mis en demeure par les militants de pratiquer une démocratie exemplaire à l’intérieur de son parti et de proposer un nouveau modèle sociétal démocratique.

Quand il a eu l’audace d’appeler son parti « démocrate », il a soulevé la vague de fond de tous ceux et celles qui voulaient qu’on entende enfin leur voix ; en cette fin de rêve, la gravité de la blessure est à la mesure de la promesse non tenue parce que le projet démocrate ne pouvait sans doute pas s’accommoder de bricolages avec l’ancien modèle capitaliste et industriel qui nous reconduira naturellement à de nouvelles crises.

ECRIT PAR LESAILES. Mars 2010

A titre d’information :

NAISSANCE DU MODEM. DÉCEMBRE 2007

« Il est créé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et dénommée Mouvement Démocrate (MoDem). 
L’Union pour la Démocratie française (UDF), Citoyenneté, Action, Participation pour le XXIe siècle (CAP 21) et les personnes physiques à jour de cotisation au 2 décembre 2007 sont membres fondateurs du Mouvement Démocrate. »

Cet article est publié sur le site d’origine   http://christian.nannini.free.fr/ou MOnpostDEMocrate.eu

DAVOS 27 janvier 2009
Sarkozy veut réformer le capitalisme financier et
remettre le capitalisme au service de l’homme.

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Invité à faire le discours d’ouverture au 40 ième Forum  économique mondial qui se tenait à Davos en SUISSE, sur le capitalisme post-crise, N. SARKOZY a enfourché un thème qu’il a déjà abordé  ( discours de Toulon septembre 2008), celui  de la moralisation du capitalisme “dénaturé par le capitalisme financier “.

Haro sur les banquiers spéculateurs, devant  le  gotha mondial de la politique et des affaires N. SARKOZY n’hésite pas à faire la leçon  :  ” le métier de banquier n’est pas de spéculer (…), c’est de financer le développement de l’économie». Il fustige “ la crise du capitalisme de la  mondialisation qui a engendré un monde où tout était donné au capitalisme financier, presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur». Il s’en prend , tel un gauchiste soixant’huitard qu’il n’est pas, aux profits excessifs , à la monnaie qui dérappe, aux normes comptables et autres indicateurs de richesse qui occultent “la dureté de vie des citoyens”

La perspective d’une ” réforme du système monétaire international” l’anime et il prend date lorsqu’en 2011 la France présidera le G8 et le G20: il manifeste son mécontentement de voir cette nouvelle gouvernance économique mondiale ne pas tenir ses  promesses notamment celles du sommet de Pittsburgh de septembre 2009. ” C’est bien de prendre des décisions, encore faut-il qu’elles soient mises en oeuvre .” et d’expliquer  ” si trop de  règles tue le dynamisme, l’absence de règles tue le capitalisme” La régulation est urgente et il est d’accord sur ce point avec le Président OBAMA .

D’ici là, point de propositions concrètes mais  il aurait tort de ne pas s’inspirer du petit livre orange du MODEM que François  BAYROU lui a sans doute offert  à l’occasion de son anniversaire . On ne peut pas expliquer autrement le fait que Nicolas SARKOZY reprenne la ligne politique du chef du MOUVEMENT DEMOCRATE  et son projet humaniste .

” Comment remettre l’économie au service de l’homme ? s’est exclamé le Président SARKOZY à Davos ,et il  poursuit  : “ c’est la question du XXI siècle” , c’est d’ailleurs la question que François BAYROU a posé bien avant lui en y apportant des réponses concrètes et  prés de 216 propositions élaborées et discutées en Congrès avec les militants.

SARKOZY si prompt à critiquer les droitsdelhommistes, serait -il converti à l’humanisme bayrouiste citoyen . On pourrait facilement le croire  à entendre le chef de l’Etat après sa diatribe  sur les banquiers et leurs excès, conclure aux vertus de la citoyenneté . Ecoutons le :

le citoyen n’est pas une catégorie à part …c’est chacun d’entre nous…la citoyenneté semblait se dissoudre dans le marché mondial La citoyenneté s’est ressourcée dans l’épreuve de la crise . Peut- être que ce citoyen plus lucide , plus réaliste, plus exigeant, nous conduira à nous sentir plus heureux de ce que nous sommes »

Ce n’est plus de l’ouverture c’est du pillage intellectuel.

Le sourire malicieux et l’air menaçant, Nicolas SARKOZY prévient l’assistance composée pour l’essentiel de patrons de multinationales et responsables d’établissements financiers “le monde de demain devra compter avec les citoyens “

Que veut-il dire ?


Serait-il prêt à lancer un mouvement de boycott des banques si celles-ci n’obtempéraient pas à l’injonction d’ une nécessaire régulation, seule capable de sauver le capitalisme ?

On peut toujours rêver .

ICI le site de l’Elysée où on retrouvera la vidéo et le discours intégral … à vous de juger, sur le fond tout y est pour alimenter un débat sur la question récurrente du politique et de haute finance au service des interets privés.

La République restaurée par F BAYROU
( voeux du nouvel an)

Voeux 13/01/10

BAYROU VOEUXAprès un premier message à l’orée de la nouvelle aneF BAYROU en présentant ses vœux à la presse le 13 janvier 2010, au siège du Mouvement démocrate, a voulu faire partager sa conviction  « qu’il existe une autre politique » que celle menée par le Président de la République, dont le nom n’a pas été évoqué une seule fois, comme pour marquer davantage son opposition au système.

Cette autre politique serait, selon notre analyse du discours de François, BAYROU,  celle d’une République restaurée, dont il définit les caractéristiques.

- Restaurer la confiance : «  se fixer pour règle de faire ce que l’on dit » et non pas son contraire. En filigrane on perçoit un coup de patte à, sans le nommer,  Nicolas SARKOZY qui a fait la promesse entre autres, de ne pas créer d’impôts et ne cesse de cautionner des prélèvements supplémentaires.

- Restaurer une fiscalité équitable face aux efforts à faire demain pour sortir de la crise. Il s’agit de « favoriser l’activité » et « réformer en profondeur….niches fiscales, bouclier fiscal, ISF, évasions fiscales »

- Restaurer la Nation et l’idée de la France, l’idéal républicain et la francophonie

- Restaurer la priorité du lien social

>avec  « un plan de relocalisation de la production » face à l’hémorragie continue de la production en France, hémorragie industrielle et agricole, et ce au détriment des emploi

>avec « un plan de réévaluation de l’école et de ses résultats ». Les valeurs républicaines de l’école, notamment l’école publique, consistent à stopper le mouvement allant dans le sens inverse : «  baisse continue des moyens humains, dévalorisation du recrutement, destruction des concours, études payantes généralisées et cours particuliers ( pour les plus riches), quotas boursiers ».

- Restaurer le sens de l’équilibre , l’équilibre de la planète terre et la lutte contre le réchauffement climatique, l’équilibre des finances publiques et la lutte contre le déficit public, l’équilibre intra générationnelle et la question des retraites.

- Restaurer la valeur démocratie « comme valeur fondatrice et non pas seulement comme une recette » ce qui signifie refuser « que l’on manipule les citoyens », comme par exemple en réformant les institutions, sans «clarification de ce que sera la loi électorale » (réforme des départements en métropole et hors métropole ).

Ainsi F BAYROU appelle de ses vœux une République restaurée qui soit le réceptacle d’une « démocratie humaniste » plus avancée, plus respectable Pour y parvenir, l’autre politique, la politique alternative, la troisième voie qu’il préconise passe, selon ses termes, par la mobilisation « des forces démocratiques qui montreront le chemin. »

Quel chemin si les forces économiques, si le monde de la finance ne sont pas convaincus de la relocalisation indispensable de la production comme le suggère F BAYROU ?

Retrouvez le texte integral  et la vidéo ICI

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SOUTIEN à Marc DUFOUR
et à Dominique CANU
primaires Languedoc-Roussillon

marc-dufourjpgA tous les adhérents du MODEM30 de la part du collectif de soutien à la candidature de Marc DUFOUR et Dominique CANU comme têtes de liste aux régionales LR

L’année 2010 est l’année des élections régionales, elle doit nous conduire à la victoire de ceux parmi nous qui aspirent aux responsabilités.

Marc Dufour Président du mouvement départemental de l’Hérault et Dominique Canu, conseillère départementale dans le Gard ont décidé de défendre les couleurs du Mouvement démocrate à l’occasion de ces élections intermédiaires dont l’enjeu est important qui se dérouleront au mois de mars 2010. Ils ont choisi mettre en œuvre au plan régional la « démocratie humaniste » prônée par le Mouvement démocrate et chère à F BAYROU, un programme beaucoup plus ambitieux qu’il n’y parait, qui nécessite transparence et indépendance.

LA TRANSPARENCE :

Tout le monde connaît le parler franc de Marc DUFOUR. A un journaliste il rappelle que le Parti socialiste est à la tête de la quasi totalité des régions comme c’est le cas en Languedoc Roussillon et que F BAYROU est prêt à s’allier à la gauche et avec d’autres pour s’opposer à Nicolas SARKOZY. Si donc  le Modem arrive au deuxième tour dans sa région, Marc DUFOUR sera favorable à une alliance avec le Parti socialiste. La réaction de ceux  qui sont allergiques  au PS et à celui qui le représente localement, Georges FRECHE, ne s’est pas fait attendre.

Le débat est donc engagé et des primaires ont été décidées dans notre région sous l’égide de F BAYROU.

En face de Marc DUFOUR se présente un nommé Patrice DREVET, ni modem, ni vert, ni europe écologie,  étiqueté divers droite pour ses préférences sarkozyennes  et anti corrida pour son gout en faveur de la protection des animaux, et derrière lui les opposants à l’alliance avec la gauche qui prônent une « stratégie de l’autonomie ».

Belle autonomie que d’être représenté par une personne qui ne cotise même pas pour le MODEM . Spectacle surréaliste pour notre ami Marc DUFOUR qui a donné son temps et son argent pour que vive le Mouvement démocrate, le parti du XXI ième siècle .

L’ INDEPENDANCE

Contrairement aux amis de M. Patrice DREVET, nous pensons que dans le monde d’interdépendances en tous genres que nous connaissons, l’indépendance ne se réduit pas à une stratégie de l’autonomie. L’ indépendance c’est l’ouverture sur les autres et non le repli sur soi, l’indépendance c’est la gestion des interdépendances .

Et nous pensons que mieux que tous les autres, Marc DUFOUR et Dominique CANU sauront s’acquitter de cette tâche qui donne tout son sens à l’action politique duMODEM, en dehors des mesquineries politiciennes. Tous deux affichent une compétence précieuse en matière économique et financière.

Marc DUFOUR, ingénieur, chef d’entreprise,  exerce aujourd’hui  sein de la municipalité de Montpellier des fonctions de premier plan en tant que Maire adjoint, en charge du commerce et du développement économique. Dominique CANU, quant à elle, officie comme Directrice financière au sein de  Chambres de Commerce  du Gard ayant compétence de développement economique

Cette compétence professionnelle sera le socle de leur indépendance

Mais il  est vrai aussi que l’indépendance c’est aussi une question de caractère, Marc et Dominique n’en manquent pas  c’est pourquoi nous leur faisons confiance.

Nos ambitions régionales vont vers le MODEM et non des individualités qui n’en font pas partie. Avec l’aide de tous les militants du LANGUEDOC ROUSSILLON, sans exclusive, Marc DUFOUR et Dominique CANU sont capables de faire passer le message démocrate, celui d’un autre modèle de société, plus humaniste auquel nous aspirons tous.  En parrainant le binôme exclusivement Modem  DUFOUR -CANU, nous  ferons  le bon choix pour l’avenir de notre Mouvement et pour l’avenir de notre région Languedoc Roussillon.

Fait à Nîmes le 4/01/09

Le COLLECTIF de SOUTIEN  à Marc DUFOUR et Dominique CANU

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VOEUX 2010 : F. BAYROU
Mouvement Démocrate

bayroucongresarras1En formulant ses vœux de nouvel an F BAYROU a voulu aller à l’essentiel : il exprime

en premier lieu le voeu « que toutes les décisions (des responsables politiques) prennent en compte les enfants et leur avenir ».

Responsabilité vis à vis des générations futures. F. Bayrou serait-il  d’accord avec la décision de mettre un terme à la circulation et la vente des armes qui alimentent les guerres et mettent en scène  le meurtre des jeunes générations du monde qui en payent le tribu ? et que compte-t-il faire après l’échec de Copenhague ?

en second lieu, le voeu que les citoyens soient solidaires, « la solidarité » étant « la vertu la plus importante  quand on voit de quoi la vie est faite »

Solidarité. F. Bayrou serait-il  d’accord pour que la solidarité commence par la suppression des paradis fiscaux, l’interdiction des niches fiscales, la lutte contre les évasions fiscales, la corruption, les économies souterraines et les clans mafieux, enfin la taxation des superprofits, ? On dit que demain le prochain challenge sera d’éponger la dette publique, ne serait-il pas équitable de désendetter les particuliers particulièrement accablés par la crise avant d’augmenter leurs impôts ?

enfin,il exprime  un dernier  voeu , que les citoyens «… quand on voit comment le monde va » retrouvent « l’optimisme » et placent  « l’espoir  dans une autre politique, qui fait de la France et de l’Europe un moule* de résistance… »

Un autre monde possible. F. Bayrou serait-il  d’accord pour définir un autre modèle de société, un modèle dans lequel la richesse ne serait pas celle qui appauvrit, qui pollue, qui divise, qui détruit  et qui avilit, bref une autre logique que celle des diktats du capitalisme économique, du marché mondial, de la haute Finance  et du monde des affaires débridées des contraintes politiques?

Tels sont en tous cas les vœux que je formule en tant que militant du Mouvement démocrate au soutien de son projet humaniste.

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Un Lord anglais vous parle

« le rôle d’un régulateur n’est pas de contrôler les rémunérations des banquiers, on peut exercer une pression morale, on peut exiger une augmentation de capitaux , mais à long terme, c’est au gouvernement d’agir via la taxation des bénéfices ou le durcissement de la législation de la concurrence »

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C’est Lord Turner, le Président de la Financial Service Authorithy ( FSA), le gendarme des marchés britanniques , le régulateur des établissements financiers qui s’exprime ainsi lors d’un entretien accordé au journal Le Monde (LM 08/12/09) . Il prend à contre pied l’establishment financier de la City, la deuxième place boursière après Wall Street, au moment où précisément les seigneurs de la Finance londonienne s’excitent sur la nomination de Michel BARBIER : le nouveau commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers. Une façon de manifester leur hostilité aux idées de régulation auxquelles semble acquise la politique économique française. Ils ne s’attendaient certainement pas à ce que le président de leur propre autorité de régulation financière  déclare être favorable à un encadrement des banques et vienne à la rescousse du français. C’est pourtant ce qu’a fait Lord Turner qui prône dans la situation actuelle un interventionnisme politique accru afin de préserver l’avenir .

Qui est Lord Turner ? Un homme immergé sa vie durant dans le monde de l’économie et de la haute finance  et sa carrière professionnelle le prouve

( diplômé de Cambridge 1978, consultant chez Mckinsey1982 , patron des patrons de l’Industrie1995, vice président de Merrill Lynch de 1999-2006, membre de la Chambre des lords en 2005, Président de la FSA 2008 ).Il soutient l’idée « de l’imposition d’une taxe Tobin sur les transactions financières » malgré les vents contraires américains.

Connu pour sa forte personnalité, quelque peu éclectique, surdoué  il se voudrait  « par tempérament et éthique  au centre » . Gordon Brown le premier ministre britannique qui l’a nommé à la tête de la FSA où il entrera en fonctions à compter de l’automne 2008.

Sa vision des choses, celle  qui justifierait le choix de l’interventionnisme  politique semble s’articuler sur deux propositions

-       La première : le laisser aller et le laisser faire ( en matière d’économie de marché) n’est pas ou plus réaliste .

-       La seconde : la connivence ( des pouvoirs politique et économique) est condamnable.

Puisque les banquiers agissent comme si la crise n’avait jamais existé, ou comme s’ils ne devaient pas leur survie au renflouement des banques par les contribuables ( 75 Milliards de livres au profit de la Royal Bank of Scotland , Lloyds et Hallifax, la Bank of Scotland mais 850 miliards tout compris pour sauver la City) le recours à la surtaxe des bonus des banquiers devient légitime au pays du libéralisme financier , ce à quoi se prépare le gouvernement de Gordon Brown en promettant d’alourdir les impôts des plus riches ( LM 9/12/09)

Un seul « hic » cependant : tout comme son homologue Ben Bernanke , président de la banque centrale américaine, Lord Turner se défausse en parlant de la crise des subprimes «  j’étais au cœur du système financier et je n’ai rien vu venir » .On peut en douter car à voir la vitesse avec laquelle les gouvernements ont réagi lorsque la bulle financière a éclaté, tout s’est passé comme si la récession etait anticipée et la crise attendue

Un procureur général suisse vous parle

” Si le nombre de chômeurs en Suisse a augmenté de 50 000 unités entre 2008 et 2009, il est préférable d’en faire supporter la responsabilité aux travailleurs étrangers plutôt qu’aux acrobates de la finance, nombreux dans un pays où leurs rémunérations indécentes ne risquent guère d’être limitées.

Si les drogues dures envahissent le marché intérieur, il est préférable d’en faire reposer la faute sur les dealers albanais ou africains plutôt que sur les principaux pays producteurs, tel un Afghanistan largement soutenu par les armées occidentales.

Si les violences urbaines sont en augmentation, il vaut mieux en faire assumer le poids aux seuls immigrés, plutôt qu’aux dirigeants politiques et économiques de leurs Etats d’origine qui s’enrichissent à leur détriment et à la faveur d’une corruption alimentée par nos entreprises occidentales.

Si l’intégrisme musulman s’étend de manière inquiétante, il vaut mieux pointer du doigt quelques imams excités plutôt que de résoudre équitablement le problème de la Palestine. »

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On pourrait penser que ces paroles sortent de la bouche d’un jeune gauchiste dont la  générosité n’a d’égale que sa révolte contre les injustices, eh bien non,  vous vous trompez.

Ces mots ont été  écrits dans un billet paru dans le journal Le Monde du 2/12/09 signé par un homme d’expérience qui regarde son pays, au lendemain du référendum qui interdit les minarets ,voulu par la droite populiste. Cet homme est indigné et  il faut l’écouter. Il s’agit de Bernard BERTOSSA , ancien  Procureur Général de Genève de 1990 à 2002 , élu en 1990 puis réélu par le corps électoral du canton .

Spécialiste de la lutte contre la criminalité organisée et la lutte contre la corruption , il est un des signataires , avec le juge français Renaud Van RUYMBEKE, de l’appel de Genève en 1996 . L’objectif recherché était d’être plus efficaces dans leur travail et cela passait par une harmonisation des législations . Ils se sont heurtés à des verrous politiques et 10 ans après, les paradis fiscaux qu’ils voulaient éradiquer sont toujours là : ces ” boites noires de la mondialisation financière” permettent le transfert d’un point A au point B des capitaux sales, en utilisant  la même tuyauterie mondiale des institutions financières qui ont pignon sur rue comme Clearstream, en recourant aux  sociétés offshore, aux sociétés de clearing et de routage. Ces boites noires ne sont  pas étrangères  aux bulles spéculatives et à la débâcle actuelle dans laquelle la haute finance a plongé les économies et les Etats, car malgré les relances économiques des gouvernement et le renflouement des banques  , la sortie de crise qui doit se mesurer en priorité à l’aune  du  chômage,  n’est pas pour demain, les spécialistes annoncent une année 2010 très sévère à cet égard.( 10% annoncé en 2010 dans l’UE contre 6,7% en 2008 J. Almunia commissaire à la concurrence LM 1/12/09)

Selon M BERTOSSA , l’insécurité dans son pays , ne frappe pas ” les industriels florissants qui garnissent les rangs des comités xénophobes.“. C’est la stratégie du bouc émissaire qui est pratiquée ( bien connue et décrite excellemment par René GIRARD dans son bouquin sur la “VIOLENCE” ) Il s’agit de “détourner l’attention des véritables responsables en la focalisant sur les boucs émissaires aisément identifiables que sont les “étrangers” et c’est malheureusement efficace.

Le haut magistrat poursuit “A ce jour, les dirigeants des pays du G20 ont bien réussi à faire croire à leurs électeurs que la crise financière était due au comportement des paradis fiscaux (détestables au demeurant) et non à la perversité d’un système fondé sur le profit immédiat pour une minorité et à n’importe quel prix ! “

Si pour certains le capitalisme est a-moral ( en dehors de la morale), à coup sûr, les manoeuvres de la haute Finance  sont proches de l’escroquerie, la démonstration en a été faite avec la crise actuelle qui n’a pas fini de saigner les populations qui en sont victimes, c’est pourquoi les incantations de la reprise sont si importantes et si répandues dans les médias.

BAYROU aux quatre vérités le 5//11/09

Invité de l’émission “Les 4 Vérités” sur France 2, jeudi 5 novembre, François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate, a dit deux vérités  sur les mauvais choix de N. SARKOSY

- d’abord sa façon d’être le Président de la République de tous les français qui n’est  pas très républicaine mais au contraire très visiblement partisane : par exemple utiliser son réseau d’hommes dévoués pour les nommer à des postes clés dans l’administration de l’économie, de la finance, et des médias, demain celle  de la justice pénale. C’est pas bien mais il le fait jusqu’à placer son fils au sein du quartier des affaires de la défense .

- ensuite sa façon de gérer l’argent des contribuables en optant pour un  endettement inconsidéré du pays : aujourd’hui la totalité des impôts sur les revenus sert à éponger les intérêts de la dette publique, demain ils n’y suffiront pas et la marge de manoeuvre du pays sera nulle.  C’est pas bien mais il le fait, crise oblige.

En tirant sur le sarkozisme élizéen, F BAYROU en a oublié  la besace du MODEM

Il aurait pu être plus explicite sur le changement de cap que propose le MODEM face à la crise. Il est vrai que cet exercice est réservé au Congrès  d’ARRAS début décembre,  mais il ne faudrait pas qu’à la faveur d’un tel  rassemblement de fausses alternatives soient adoptées.

Il aurait pu nous dire comment va fonctionner l’Europe avec le traité de Lisbonne à peine ratifié par tous les Etats membres, et surtout nous expliquer en deux mots  le programme du groupe ADLE ( Alliance des démocrates et des libéraux d’Europe ) auquel le MODEM appartient au Parlement européen.

Bref , l’interview ne s’y prêtait pas, le journaliste n’a pas posé les bonnes questions,   en tout cas,  F BAYROU  nous a  fait entendre la voix d’un homme libre , et c’est bien là l’essentiel, c’est la vérité qu’il  nous demande  de retenir pour aujourd’hui et pour demain

« les voix libres , dit-il, rendent davantage service au pays que les voix asservies qui servent de serpillières au pouvoir »

On croit entendre John Stuart Mill, le chantre de l’utilitarisme du siècle dernier qui écrivait en 1859 sur la Liberté

« Un Etat qui rapetisse les hommes pour en faire des instruments dociles entre ses mains, même en vue de bienfaits, s’apercevra qu’avec de petits hommes, rien de grand ne saurait s’accomplir »

Certes c’est une vérité qui est bonne à dire … et elle vaut dans  toutes les organisations et les institutions dont l’homme est la mesure,  y compris bien sûr dans les partis politiques sans exclusive.

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“C’est difficile d’être chef de l’Etat…” (N.S)

 

« Aujourd’hui on ne bouge pas un trombone en France sans que Nicolas Sarkozy donne son avis »(F.BAYROU) et de quoi Sarkosy nous cause-t-il  si bien ?

 sur l’arret de travail de l’ouvrier  : “Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit “

sur le serrage de paluche du paysan : “ Casse-toi alors, pauvre con “

sur le jeune de banlieu : ” on va vous débarrasser de la racaille”

 liste non exhaustive des discours marquants du petit Nicolas, pour plus amples informations allez voir tout de suite ,

Sarko au boulot  sur sa vidéo, ici  http://MOpostDEMocrate.eu


En conclusion , français , françaises il faut faire des sacrifices ( j’entends BALLADUR… c’est dur), il n’y a plus d’argent dans les caisses, sauf pour les “banksters” (raccourci de banquiers gangsters par temps de crise financière)  il faut  travailler le dimanche, pour gagner plus honnêtement au lieu de télécharger malhonnêtement  votre film du soir, et si vous  brulez de savoir de quoi Sarko il est le nom ( selon l’expression de BADIOU) allez voir le curé à la place de  l’instit ” l’enfer est pavé de bonnes intentions”

Voilà donc résumé un petit aide mémoire pour mon pote democrate, 40 ans après mai 68 certains  souvenirs ressurgissent et je ne suis pas sur que F BAYROU ne partage pas la même impression  dans  son tout récent livre “Abus de pouvoir” écrit sur l’occupant de l’Elysée, pour qui le mouvement quasi insurrectionnel qui a marqué la fin des années soixante ,   serait un non évènement…

Pas dur d’être Président à cette époque ? …curieux non !! 

     

 

 

 

 

Elections européennes le discours de FB 290309 à l’envers ça marche toujours

Discours à l’envers de F.BAYROU, ça marche !

 François Bayrou a clos la convention sur le projet européen du Mouvement Démocrate qui se tenait le dimanche 29 mars à la Maison de la Chimie à Paris, par un discours dont vous retrouvez l’intégralité ici

http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/conventions-europeennes-2009/convention-thematique-europe-crise-

 J’ai imaginé vous en livrer la synthèse en partant de la fin et en remontant le fil jusqu’à son début sans savoir si j’allais réussir à trouver la même cohérence ou une autre, à vous d’en juger, voici le résultat agrémenté de quelques digressions, ici ou là.

 

L’Europe n’est pas faite pour écraser les pays pauvres

 « Nous avons été nuls » diagnostic sans concession de F BAYROU qui précise « tous les pays et notamment tous les pays européens, nous avons été gravement absents et irresponsables, en matière de développement des pays qui sont, dans le monde, les plus pauvres » et il nous demande de réfléchir « à l’idée qui a été celle dont nous avons, nous, pays européens, bénéficié après la guerre, qui était d’avoir un marché commun protégé pour pouvoir redresser notre agriculture et notre industrie sans avoir à dépendre des autres »

Il nous invite à penser « cette idée de modèle de marché protégé en faveur des pays des zones les plus pauvres de la planète et, notamment, le monde africain… »

 F. BAYROU a de quoi s’inquiéter, car selon lui, « le colonialisme n’appartient pas au passé »,  ce qu’il propose  « c’est naturellement un renversement du modèle qu’on a suivi jusqu’à maintenant… »

 Il conclut «  le monde sera jugé aux pays qui sont dans la situation la plus fragile…et les futurs gouvernants européens, en particulier, à leur projet en matière de développement »

 

L’Europe n’est pas faite pour écraser les identités

 « L’Europe est une chance pour les identités, les identités culturelles, les modes de vie, la participation des citoyens aux décisions qui les concernent, de proximité »

 

L’Europe n’est pas faite pour écraser les citoyens  

 « Nous sommes pour l’Europe des citoyens » et « nous n’économiserons aucun de nos efforts dans les années qui viennent pour que toute décision européenne soit offerte à la connaissance, à la compréhension, à l’information des citoyens, avant qu’elle ne soit prise… », « …nous allons nous battre pour que l’on ne puisse plus, sauf urgence, prendre de décision européenne sans qu’elle ait été annoncée trois mois à l’avance aux citoyens, afin que ces derniers aient leur mot à dire dans cette affaire. »

 

L’Europe n’est pas faite pour rester silencieuse

A l’heure de l’élargissement de l’Europe, de l’Europe des 27, pour peser dans les débats du monde , « pour être capable de s’exprimer dans les débats universels » il est besoin «  d’une avant garde  et cette avant-garde ne peut être que celle des pays de la zone euro, des 16 pays qui ont l’Euro en partage » 

 

 L’Europe est faite pour défendre un modèle social européen 

 « Nous voulons que l’Europe ait un modèle social et qu’elle le défende, qu’elle ait des valeurs et qu’elle les défende, qu’elle ait une culture et qu’elle la défende, qu’elle ait même des valeurs spirituelles ou philosophiques, car nous considérons que c’est cela qui fait la valeur d’un projet de société. Et nous ne retrouvons pas cela chez M. BARROSO » F BAYROU dénonce alors la collusion entre le PPE, (parti populaire européen conservateur) et le PSE (parti socialiste européen) pour la réélection de M BARROSO comme Président de la Commission européenne (un responsable européen dont l’ultralibéralisme a été critiqué, tout comme son attentisme dans la crise actuelle.)

 

L’Europe est faite pour combattre la crise

 « qu’est-ce que nous pouvons proposer comme réponse à la crise ? » F BAYROU y répond par trois types d’action

 - Eradiquer les paradis fiscaux en interdisant le commerce avec les entreprises qui s’y réfugient et qui pratiquent l’opacité financière et l’évasion fiscale.

 - Exiger au plan mondial, une meilleure organisation des marchés à termes de nature à faire obstacle ou limiter la spéculation notamment sur les matières premières, très préjudiciables aux pays dont ce sont les seules ressources.

 - Créer une monnaie mondiale, une monnaie de réserve autre que le dollar qui place les pays, depuis l’abandon de l’étalon or,  dans une dépendance économique et financière vis à vis des Etats-Unis  « qui utilisent leur monnaie pour s’endetter »  (sur le dos des autres ) On sait aujourd’hui que les dirigeants des principales puissances mondiales (pays occidentaux du G7: Etats Unis, Japon,  Canada, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie plus les pays émergents : Chine, Inde, Brésil…sauf l’Afrique) ont esquissé des nouvelles règles au capitalisme mondial. Cependant la création d’une monnaie internationale  de référence revendiquée par la Chine, n’est pas pour demain. F .BAYROU est convaincu que cette idée est « une idée de progrès et de sécurité, qui met du stable dans l’instable…qui permettra au monde de n’être plus dépendant d’une monnaie, de ses fluctuations, et de ses aventures d’une société particulière, d’un pays particulier, d’une politique particulière. » celle des Etats Unis et de ses gouvernants.

 

L’ Europe est faite pour défendre l’humanisme comme alternative au capitalisme

 L’humanisme que F BAYROU revendique comme modèle de société et qui s’oppose au système capitaliste est une idéologie qu’il se propose de défendre sans concession « de manière radicale » Que veut-il dire par cette expression ? son discours se radicaliserait-il ? Ecoutons le répondre.

« Je voudrais, dit-il,  vous mettre en garde sur ce point. Il n’est pas vrai que l’humanisme soit un mot passe-partout. Il n’est pas vrai que l’humanisme soit un mot « gentil ». L’humanisme, c’est un modèle, parce qu’il faut être dur pour faire la guerre à l’argent qui veut dominer tout ! Il faut être dur pour faire la guerre à ceux qui veulent confisquer la décision dans une société démocratique. »

 - Au plan économique, « …nos concitoyens… acceptent comme nous l’acceptons, …que le meilleur moyen de faire de l’économie, c’est la libre entreprise. »

A partir de trois exemples tirés de l’actualité F BAYROU va s’employer à démontrer en quoi l’humanisme comme projet politique recadre la finance et l’économie au service de l’homme et pas l’inverse.

 1. la question des stocks –options : 

« ce système consiste à dire aux managers d’entreprise « vous serez payés, vous aurez des gratifications incommensurables sur un seul critère : la valeur de l’action de votre entreprise , autrement dit uniquement le cours de l’action de leur entreprise…toute décision est bonne à prendre si elle est bonne pour l’action boursière …on détourne l’attention des managers de la destinée de l’entreprise, pour une autre destinée, celle des possesseurs d’actions commercialisées en bourse »

Aucune conscience de l’entreprise, de sa valeur, de la performance humaine c’est pourquoi F. BAYROU continue à enfoncer le clou « ne vous étonnez pas si les plans sociaux, les décisions de fermeture sont toujours inéluctablement interprétés comme étant bonnes pour l’action »

A question radicale, réponse radicale de F. BAYROU « Le système des stock-options n’est pas un bon système pour les sociétés cotées en bourse et le monde économique français gagnerait beaucoup à trancher cette question en les supprimant »

 2. la question des rémunérations excessives : 

F. BAYROU n’est pas pour une intervention étatique, sauf à exiger la transparence sur la grille des salaires dans l’entreprise. Dans sa vision des choses « le travail n’est pas subordonné au capital, le travail doit lui être associé » et « dans le cas où cette échelle des salaires serait excessivement ouverte, à ce moment là on découvrirait que la communauté des associés que sont les salariés ne l’accepterait pas »

 3. la question de la justice fiscale ; 

« quand on considère qu’il y a trop de disparités, il y a l’impôt pour les corriger » F. BAYROU veut revenir à un principe républicain fondateur « les charges sont réparties entre les citoyens à proportion de leurs facultés », il dénonce l’injustice du bouclier fiscal (le cadeau post électoral sarkozien pour les catégories les plus favorisées) à supprimer, selon lui.

 

 - Au plan politique, l’humanisme c’est l’exigence d’une «  démocratie exemplaire ».

« Mes amis, l’humanisme en politique c’est la démocratie…cela signifie qu’à chacun d’entre nous on reconnaît la compétence, la capacité de comprendre les enjeux du monde et à adhérer aux solutions qui s’imposent…c’est le régime pleinement démocratique qui s’impose dans une société démocratique, et il est aujourd’hui en France très largement piétiné. » A nouveau F. BAYROU tire de l’actualité française quelques motifs de mécontentement.

 

 La France est faite pour défendre le modèle Républicain contre le modèle « des inégalités croissantes » 

F. BAYROU est intarissable sur le sujet : « Je ne connais rien de moins démocratique que le régime que l’on est entrain de mettre en place en France, de moins laïque que les déclarations qui ont été faites, de moins sociale que les orientations qui ont été prises » « j’ai avec Nicolas SARKOZY une confrontation de valeurs et de modèle » c’est ce qui avait suscité quelques incompréhensions, se plait-il à rappeler, lors des élections présidentielles. « je suis en désaccord avec lui parce qu’il a décidé de rallier la France au modèle américain …ce modèle que l’on voulait nous imposer comme étant le modèle auquel il fallait tous se rendre : ce modèle s’est effondré sous nos yeux »

Ce modèle de capitalisme néolibéral, inspiré par REAGAN et THATCHER et quelques économistes en cour, F BAYROU l’a lui même qualifié de modèle « des inégalités croissantes » Plus qu’un modèle c’est une idéologie « pour qu’il y ait progrès, il faut accepter des inégalités, et même des inégalités qui s’accentuent »

« Nous n’acceptons pas ce modèle, répète F BAYROU, nous le récusons » car pour lui en effet ce serait « accepter l’idée qu’après tout s’il y en a qui reste sur le bord de la route, ce n’est pas grave, pourvu que tout le monde avance »

Et il surenchérit devant un auditoire attentif « le modèle inégalitaire pour la France, c’est un modèle qui injurie notre histoire et nous n’avons qu’un mot à répondre c’est non, nous n’allons pas dans cette direction, nous choisissons une autre direction »

 

Un autre monde est possible

« C’est même cela l’engagement politique, un autre monde est possible et cet autres mondes nous allons le construire » Et pour commencer  avec les députés européens qui iront au Parlement européen

F.  BAYROU rappelle que les élections européennes sont pour le  Mouvement démocrate l’occasion d’« envoyer à Strasbourg et Bruxelles des députés du peuple se battre pour les idées qui sont les nôtres …des députés européens, engagés, brillants, avec de l’expérience, capables de bousculer des montagnes, capables de faire respecter leur parole, parce que leur parole est celle des citoyens qui les auront élus… nos députés n’iront pas au Parlement européen pour suivre, mais pour agir, pour changer les choses »


 

 Alors tous à vos marques pour la campagne des élections présidentielles,…euh européennes .

Article publié sur mon blog politique ici http://christian.nannini.free.fr/?p=286

Ou là http://www.monpostdemocrate.eu ou

 

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